Estafood à Waremme : Voyage en classe « Burger » à moins de 17 euros

Le hamburger aussi a ses lettres de noblesse ! S’il est décliné à grand renfort de sauces et de publicité par l’industrie du fast-food, il est aussi pratiqué avec art et passion dans quelques petits restaurants qui lui vouent une carte digne des grands gourmets. C’est le cas d’Estafood à Waremme, en province de Liège.

Alain Demaret

Au départ, Estafood, c’était un food-truck, une baraque à burgers, une camionnette à bouffe quoi ! Mais quand il a eu l’occasion de s’installer pour de bon entre quatre murs, Yves Nokin n’a pas hésité une seconde. Il voulait que le hamburger de qualité ait son ambassade à Waremme, pas loin de son petit « chez lui ». « Le restaurant est petit, mais c’est la taille qu’il faut, ni plus ni moins », explique le tenancier. Car ce chef ne se revendique pas de la lignée des grands cuisiniers, même s’il défend les valeurs de la gastronomie. Avec tout juste une vingtaine de places, l’établissement à la surface de ses ambitions. « Je veux offrir un choix de burgers de qualité, avec originalité et en respectant les ingrédients offerts par chaque saison. Mais je veux aussi être capable de servir tout le monde avec le même degré de service« . Et le résultat est magique, même s’il faut patienter un peu, car une viande de qualité demande du temps pour être saisie et cuite dans les règles de l’art. Je vous le promets, une fois le lieu testé, on devient vite un habitué. Si l’humeur maussade du patron en a découragé quelques-uns de prime abord, tous sont revenus, car l’humour sec et caustique est sa marque de fabrique tout comme la gentillesse et l’esprit de partage.

Je m’installe à table. À la carte, chaque burger est détaillé sur une page qui lui est propre. Tout y est, la viande choisie, le pain et tous les ingrédients. Pas moyen de se tromper. La première surprise s’annonce avec une petite mise en bouche originale qui arrive alors que je ne m’y attends pas du tout (Amis lecteurs, vous ne serez donc pas surpris). « J’essaie de mettre des produits de saison en avant, tout en surprenant le convive. C’est le pourquoi de ces petites mises en bouches originales« , explique Yves. Et c’est plutôt réussi, me voici à déguster une soupe à la tomate et à la banane. Le récipient est petit, trop petit, car mon palais en redemande, mais on est sur une mise en bouche.

Le plat ne se fait pas attendre. Un petit pain ciabatta, des Saint-Jacques fraîches et leur sauce crème agrémentée de safran, une salade originale et des pommes sautées à la fleur de sel. « Si tu avais pris un burger au bœuf, tu aurais eu la viande d’un producteur local« , me dit le boss qui privilégie les circuits courts. Et quand il me dit son nom, je n’en reviens pas tant la renommée de l’éleveur est élevée. Encore un vrai passionné qui a su se faire un nom grâce à la saveur et à la qualité des viandes qu’il distribue dans les meilleurs restaurants.

Côté boissons aussi, le maître des lieux a son avis, et il le partage : « Chez moi, on boit de l’eau et des jus de fruits, de la bière locale et des vins qui ont passé mon test de qualité, cela veut dire qu’ils sont de bonne tenue sans afficher un prix exorbitant« . Pas de sodas issus de la grande industrie. « S’il y a un cola à la carte, c’est une fabrication artisanale qui nous vient du Royaume-Uni et qui n’intègre que des produits biologiques« .

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser ce diplômé d’une école d’art liégeoise à se lancer dans la folle aventure culinaire ? C’est bien avant l’âge de 12 ans que Yves Nokin se découvre une passion pour la cuisine. « J’ai toujours cuisiné avec ma grand-mère. Je me souviens qu’elle faisait des frites dans une ancienne casserole avec de la graisse de bœuf, sans thermostat. Une cuisine simple dont je conserve encore toutes les saveurs en mémoire. Pour moi, c’était la meilleure cuisine du monde« . De cette enfance bercée par des repas cuisinés avec amour et simplicité, Yves conserve le goût des produits naturels, cultivés pas trop loin de son restaurant.

Son rêve commence à prendre forme 2014, il retape une ancienne Estafette Renault qu’il transforme en petite cuisine sur roues. D’où le nom Estafood. « J’avais envie de montrer mon savoir-faire et d’apporter un hamburger de qualité, différent de ce que l’on trouve dans les fast-foods sur les marchés, aux abords des entreprises, chez les particuliers, pour des événements, des fêtes de famille…« 

À ce jour, la petite camionnette s’est vue invitée à plus d’une vingtaine de mariages, elle s’est rendue dans de nombreuses entreprises pour des opérations de marketing et même un team building. De temps à autre, les brocantes et autres marchés artisanaux et du terroir voient la plaque minéralogique de l’Estafood pointer le bout de son nez.

Estafood

Manger sur place ou à emporter

Rue Zénobe Gramme, 1
4300 Waremme
Tél. : 019/33.16.48
Facebook : Estafood
Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 14 h et de 18 h à 22 h

Laisser un commentaire